Frémécourt des temps anciens a nos jours

Frémécourt des temps anciens a nos jours

On pourrait penser qu’il n’y a pas grand-chose à raconter sur un petit village comme Frémécourt, mais finalement des recherches dans les archives communales, départementales et nationales notamment ont prouvé le contraire et fourni la matière de cette petite histoire…

Georges Veyret, érudit local et auteur d’histoires de Cormeilles et de Marines à la fin du XIXe siècle disait : on ne peut parler de Cormeilles sans que le nom de Frémécourt vienne à la pensée, tant les origines, l’histoire, la situation géographique ont contribué a former des alliances entre les familles des divers villages groupés sur le flanc de notre colline. On pourrait dire à l’appui de ces observations, qu’en quelque sorte Cormeilles a longtemps été la grande sœur de Frémécourt.

Le nom du village de Frémécourt est clairement d’origine gallo-romaine. Le suffixe court vient en effet du latin curtis, signifiant domaine, et il est généralement précédé du nom de l’antique possesseur de ce domaine, souvent déformé à travers les siècles. Le préfixe Frémé pourrait ici venir d’un nom d’origine germanique mal identifié. Une charte concernant des biens de l’abbaye de Saint-Germain des Prés datant de l’an 1030, sous le règne du roi Robert, fils d’Hugues Capet mentionne un lieu nommé “Firmerii curtem”, traduit par les chartistes en Frémécourt (1), sans qu’il soit possible de certifier s’il s’agit de notre village. II existe en effet un hameau homonyme dans la commune de Marange, en Moselle, qui est cité dans des documents plus anciens encore, sans parler de Framécourt ni de Frémicourt dans le nord de la France…

Le hameau d’Artimont, que l’on écrivait volontiers autrefois Hardimont, a probablement été fondé plus tard, au Moyen-Âge sans doute. Si le suffixe mont fait à coup sûr référence à la proéminence du lieu, le préfixe Arti ou Hardi pourrait venir de l’ancien français ardre, ayant donné l’adjectif ardent, désignant un lieu autrefois ravagé par un incendie. Artimont désignerait alors le “mont brûlé”…

Curieusement, Frémécourt ne se trouve ni sur le tracé de la grande route autrefois royale, ni sur celui de l’ancien chemin dit de Chars à Pontoise, qui passe au sud de Marines, Frémécourt et Cormeilles. Ce vieux chemin, qui devait avoir en son temps une certaine importance, passe au niveau de la mare épicière, tout en bas de Frémécourt. Cette position à l’écart des grands axes fait encore de nos jours de Frémécourt un village méconnu.

(1) Archives Nationales K /18 n°5